
Étreins-moi de ta douce lumière
Belle amie à l’allure éphémère
Laisse-moi juge de ma destinée
Et abstiens-toi de me foudroyer
Ô, abîmes ancestraux
Rupestres démons
Tels que des animaux
Nous errons sans nom
Que sommes-nous désormais ?
Un fardeau sans visage
Une fange à déplorer
Nous traînons notre pitié sans regret
Déterrons les sentiers,
Ouvrons les tombeaux
Que trouvons-nous
Si ce n’est la mort à nos pieds ?
Sommes-nous las de penser
Qu’elle se moque de nous ?
Agacée par nos simagrées
De piètres enfants gâtés
La nuit porte en elle le signe de l’humanité
Mais le jour poindra tant que nous n’aurons de cesse
De relier la lumière à l’éternité

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